Économie
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12,7% du PIB : c'est le niveau actuel de la pression fiscale hors pétrole au Cameroun, l'un des plus bas d'Afrique subsaharienne, contre un objectif de 17% fixé par la SND30 pour 2030. L'écart représente environ 4,3 points de PIB, soit approximativement 1 500 milliards de francs CFA de recettes potentielles non mobilisées chaque année — une somme qui suffirait, à elle seule, à quasiment effacer le déficit budgétaire de 714,3 milliards enregistré en 2025. Combler cet écart suppose d'élargir l'assiette fiscale, de lutter plus efficacement contre la fraude, et de faire basculer une partie du secteur informel, qui absorbe environ 90% des actifs, vers l'économie formelle. Des mesures ont déjà été engagées, comme l'Impôt Général Synthétique pour les petits opérateurs ou la baisse ciblée de l'impôt sur les sociétés pour les PME, mais leur effet reste limité au regard de l'ampleur du besoin. La question centrale reste celle du calendrier : à quel rythme ces réformes peuvent-elles produire des résultats tangibles, sans casser une économie déjà fragilisée par le choc pétrolier de 2026 ?