Plan National Climat : cinq chantiers pour la résilience
Un plan stratégique cohérent sur le papier, mais dont la crédibilité dépendra de sa traduction en budgets tracés et en capacités locales réellement opérationnelles : cinq chantiers concrets conditionnent la mise en œuvre effective du Plan National Climat camerounais, adopté en juillet 2025. Des budgets climatiques traçables, où chaque programme prioritaire identifie clairement son coût et son calendrier ; des collectivités locales équipées, en première ligne face aux inondations et aux sécheresses ; une agriculture réellement adaptée, entre semences résistantes et assurance indicielle ; un mix énergétique diversifié, pour compenser la dépendance à une hydroélectricité déjà mise à l'épreuve lors des périodes d'étiage ; et un financement mobilisé à la hauteur de l'ambition affichée, entre budget national, Fonds vert pour le climat et partenariats public-privé verts. Pris séparément, chacun de ces chantiers relève de l'évidence. La question centrale reste dans leur exécution simultanée : ce sont ces cinq chantiers, pris ensemble et suivis dans la durée, qui distingueront un plan resté sur le papier d'un plan qui change réellement l'exposition du pays aux prochains chocs climatiques.
