Football mondial : le double standard qui refuse de s’éteindre
Chiffre-clé : la Confédération africaine de football (CAF) pèse désormais 54 voix sur 211 à la FIFA et a obtenu neuf places directes (plus une place de barrage intercontinental) pour la Coupe du monde 2026, contre cinq auparavant. Contexte : à l'approche de l'élection présidentielle de la FIFA, prévue le 18 mars 2027 à Rabat, Samuel Eto'o, président de la FECAFOOT, affiche son soutien à Gianni Infantino au moment même où la presse britannique relaie des accusations de détournement de fonds russes sur son compte personnel — accusations qu'il dément fermement, les qualifiant de campagne de dénigrement. Ce double mouvement, entre poids diplomatique croissant de l'Afrique et traitement médiatique à géométrie variable de ses dirigeants, ravive un débat ancien sur le vocabulaire employé pour qualifier les mêmes pratiques selon qu'elles viennent d'Europe ou du continent africain. Question centrale : l'Afrique parviendra-t-elle à transformer son poids démographique et sportif en pouvoir de décision structurel, ou restera-t-elle prisonnière d'un rapport de force où la même stratégie est nommée « influence » d'un côté et « clientélisme » de l'autre ?
