Les Lions s’imposent à Abidjan
Grâce à un but de Bil Nsongo dès la 46e minute, le Cameroun a battu la Côte d’Ivoire 1-0 au stade Alassane-Ouattara d’Ebimpé. Une victoire solide, disciplinée et tactiquement maîtrisée pour l’équipe de David Pagou.
Bil Nsongo (46e). Stade Alassane-Ouattara d’Ebimpé, Abidjan.
Le Cameroun a battu la Côte d’Ivoire 1-0, samedi soir à Ebimpé, sur un but de Bil Nsongo marqué dès la 46e minute.
Première période : le Cameroun impose son rythme
Dès le coup d’envoi, les Lions ont affiché une intention claire : ne pas subir. Le bloc était compact, organisé en deux lignes de quatre bien reliées par le double pivot Nyengue-Avom. Malgré une possession globale de 42 %, le Cameroun a dominé le tempo avant la pause : quatre tentatives, dont une cadrée, contre aucun tir ivoirien.
Le pressing orienté a gêné les relances de Lafont et limité les solutions du double pivot Sangaré-Koné. Arthur Avom, très disponible entre les lignes, a servi de relais central pour sortir proprement sous pression. Bryan Mbeumo, sur le côté droit, a fixé la défense ivoirienne et créé des espaces à l’intérieur.
Le but : une transition exemplaire
À la 46e minute, le Cameroun a frappé sur le premier ballon de la reprise. Avom récupère dans la zone médiane, accélère immédiatement et trouve Nsongo dans le dos de la charnière. Contrôle orienté, élimination d’Ousmane Diomande, frappe placée face à Lafont : 1-0.
La séquence illustre le projet de Pagou : récupérer bas ou médian, puis projeter vite. Titularisé pour la première fois en pointe, Nsongo a parfaitement tenu son rôle de finisseur de transition.
Deuxième période : le Cameroun défend son avantage
Après l’ouverture du score, les Lions ont adopté un mode plus conservateur sans s’enfermer : bloc un peu plus bas, lignes resserrées, Avom et Nyengue concentrés sur la protection de la surface. Les latéraux ont moins projeté et se sont davantage consacrés au marquage des ailiers ivoiriens.
Hervé Renard a réagi par un triple changement à la pause (Konan, Inao Oulaï, Bonny), puis par les entrées de Wahi, Zogbé et Diomande. La Côte d’Ivoire a poussé, surtout dans le dernier quart d’heure, mais le bloc camerounais a tenu. Keben et Kotto ont été excellents dans les duels et les courses de couverture ; Ngapandouetnbu a géré avec calme et placement. Clean-sheet mérité.
Les profils clés
Notre lecture
David Pagou a présenté une équipe organisée, capable de passer vite d’un mode de contrôle à un mode de transition. Le plan était clair : dominer le rythme en première période, frapper sur une transition, puis défendre le résultat avec un bloc compact.
Hervé Renard, avec un onze très remanié, n’a pas trouvé les solutions offensives nécessaires : manque de fluidité dans la construction, manque de percussion dans les trente derniers mètres.
Après les Comores (3-1) et le Congo (1-1), cette victoire renforce le crédit du sélectionneur camerounais. Le 4-2-3-1 avec Avom en relais central et Nsongo en pointe commence à prendre forme, la concurrence s’installe à plusieurs postes et l’équipe affiche déjà une identité.
Un match amical, certes, mais un résultat de valeur : battre la Côte d’Ivoire chez elle, sans encaisser, avec une équipe encore en chantier, est un signal positif.
