De la curiosité à la chaire universitaire
Le parcours inspirant du Prof. Dr. Fabrice Chuembou Pekam, une leçon d’agilité et de résilience pour la jeunesse S’adapter, innover et garder le cap dans un monde en perpétuelle mutation…
Le parcours inspirant du Prof. Dr. Fabrice Chuembou Pekam, une leçon d’agilité et de résilience pour la jeunesse S’adapter, innover et garder le cap dans un monde en perpétuelle mutation…
Quatre étapes plutôt qu'une déclaration d'intention : cartographier les logiciels propriétaires en usage dans l'administration et leur coût annuel, prioriser les migrations à faible risque, former les agents publics avant tout déploiement, puis institutionnaliser la démarche via une structure dédiée au mandat clair. C'est la feuille de route que propose ce dossier pour transformer le logiciel libre en levier réel de souveraineté numérique pour l'État camerounais, plutôt qu'en simple slogan technologique périodiquement évoqué sans suite opérationnelle. La bureautique, les plateformes éducatives et certains services de santé de première ligne constituent des terrains de migration progressive à faible risque. Mais le principal actif de cette stratégie n'est pas le logiciel lui-même : ce sont les compétences humaines capables de le déployer et de le maintenir dans la durée, sans quoi le risque est de remplacer une dépendance étrangère par une dépendance équivalente à un prestataire unique. La question centrale de cette feuille de route reste institutionnelle : quelle structure de l'État portera ce mandat dans la durée, au-delà d'un simple projet pilote isolé ?
Plusieurs milliards de francs CFA dépensés chaque année en licences de logiciels propriétaires par l'administration camerounaise, contre un modèle alternatif fondé sur quatre libertés fondamentales — utiliser, étudier, distribuer et améliorer le code source : le logiciel libre reste largement sous-exploité au Cameroun, malgré des usages déjà réels dans la santé et l'éducation via des plateformes comme OpenMRS ou Moodle. La dépendance aux logiciels propriétaires expose le pays à des risques identifiés : failles de sécurité non vérifiables, arrêt unilatéral du support par un fournisseur étranger, coûts de licence qui augmentent chaque année sans contrepartie de souveraineté. Plusieurs pays offrent des modèles inspirants, du Rwanda qui a économisé des millions de dollars en déployant Linux dans l'éducation, à l'Allemagne où la ville de Munich a migré l'ensemble de son administration. La Stratégie Nationale de Développement aborde le numérique comme un levier de croissance, sans toutefois mentionner explicitement le logiciel libre. La question centrale demeure : le Cameroun peut-il transformer des compétences locales déjà réelles en une véritable stratégie nationale de souveraineté numérique ?