Économie
3,5% de croissance, 40,3% de dette publique rapportée au PIB, 79% de sous-emploi : dix chiffres suffisent à résumer une année 2025 marquée par une résilience réelle mais fragile. Le secteur tertiaire progresse de 4,3%, porté par les télécommunications et les services financiers, pendant que le secteur primaire ralentit à 1,8%, pénalisé par le recul de l'agriculture industrielle d'exportation. Côté finances publiques, les recettes internes atteignent 4 928 milliards de francs CFA face à 5 752 milliards de dépenses, creusant un déficit budgétaire équivalant à 2,1% du PIB. La valeur ajoutée manufacturière reste proche de 14% du PIB, loin de la cible de 25% fixée pour 2030, tandis que la part du budget transférée aux collectivités territoriales décentralisées atteint 23,3% et dépasse largement l'objectif initial de 15%. Ce panorama chiffré pose une question centrale pour la seconde moitié de la décennie : ces dix indicateurs, pris ensemble, dessinent-ils une trajectoire de rattrapage progressif, ou un déséquilibre structurel appelé à se prolonger au-delà de 2030 ?