Pouvoir d’achat ou budget : le compromis le moins mauvais
0,70% du PIB de subvention dans le scénario du gel total des prix, contre un coût budgétaire nul dans celui de la transmission intégrale : le choc pétrolier de 2026 impose un arbitrage sans solution indolore pour les finances publiques camerounaises. Le gel protège la consommation des ménages dès la première année, mais l'investissement total chute de plus de 20% sur trois ans dans ce scénario. À l'inverse, la transmission totale du prix du baril aux consommateurs fait disparaître le coût budgétaire, mais concentre l'ajustement sur le pouvoir d'achat, le transport et le commerce. Entre ces deux extrêmes, le scénario de transmission partielle retenu par le gouvernement ne minimise pas chaque indicateur pris isolément, mais il est le seul à limiter simultanément le dérapage budgétaire et l'effondrement de l'investissement. La question centrale qui structure ce choix reste politique autant qu'économique : un compromis qui ne satisfait personne pleinement peut-il rester tenable dans la durée, si le choc pétrolier venait à se prolonger au-delà de 2028 ?
