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Société

Transports urbains : la mobilité à Douala et Yaoundé

Désiré Kaffo août 23, 2026 2 min de lecture 0 alertes

Douala et Yaoundé, les deux plus grandes villes du Cameroun, concentrent à elles seules une part considérable de la population urbaine du pays. Leurs infrastructures de transport sont saturées, la mobilité quotidienne est un calvaire pour des millions de citadins, et la sécurité routière reste préoccupante. Entre transports informels, réseaux dégradés et absence de planification à long terme, le défi de la mobilité urbaine est devenu un frein tangible à l’activité économique dans les deux métropoles.

Des villes qui ont dépassé leurs infrastructures

Douala compte environ 3 millions d’habitants, Yaoundé environ 2,5 millions. Le parc automobile a fortement augmenté ces dernières années, sans que les infrastructures routières et les transports collectifs ne suivent le même rythme. Les embouteillages allongent considérablement les temps de trajet aux heures de pointe, la pollution atmosphérique s’aggrave, et les transports en commun formels restent nettement insuffisants face à la demande — laissant le secteur informel, motos-taxis et minibus en tête, combler l’essentiel du vide.

Ville Population estimée Enjeu principal
Douala ~3 millions Saturation routière, congestion portuaire
Yaoundé ~2,5 millions Relief accidenté, réseau routier limité

Source : INS, estimations démographiques urbaines, 2025-2026.

Un enjeu économique autant qu’un enjeu de qualité de vie

Le coût économique de la congestion urbaine reste difficile à chiffrer précisément pour le Cameroun, faute d’étude nationale dédiée récente, mais son effet sur la logistique des entreprises, la ponctualité de la main-d’œuvre et l’attractivité résidentielle des deux métropoles est documenté dans plusieurs analyses régionales comparables. La régulation du secteur informel des transports, souvent perçue comme un frein, pourrait au contraire devenir un levier si elle s’accompagne d’une intégration progressive dans un réseau structuré plutôt que d’une répression pure et simple.

La mobilité urbaine est à la fois un droit et un enjeu économique : sans investissement massif dans les transports publics structurés, la congestion continuera de peser sur la productivité des deux principales métropoles du pays. — Analyse Horizons 237

Sources

  • INS, estimations démographiques urbaines, 2025-2026
  • Ministère des Transports (MINT)
  • Communautés urbaines de Douala et de Yaoundé

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