Le nom de Émile Kangue pourrait ne pas trouver d’écho dans l’esprit des jeunes générations.
Pour le présenter en peu de mots, Emile Kangue fait partie des musiciens qui ont donné son ossature au Makossa tel que nous le connaissons aujourd’hui. Dans la droite ligne de Charles Lembe, il a œuvré dans les Black Styl. Aux côtés d’autres géants passés à la postérité: Nkotti François et Toto Guillaume…
La carrière solo de Émile Kangue a laissé aux mélomanes des tubes à la pèle: Dikom Lam La Moto, Halom, Je Plains Ton Sort et bien d’autres encore.
Elle s’est brutalement arrêtée dans les années 90 quand il se retrouve au centre d’un scandale sexuel mêlant inceste et pédophilie. Depuis, il a payé sa dette à la société.
Sa contribution à l’essor de la musique camerounaise est si significative que petit à petit, trois générations après ses années de triomphe, la jeune garde commence à ressusciter quelques unes de ses plus belles chansons.
Il y a d’abord eu les X-Maleya. Ils ont repris en featuring avec l’icône son titre Mun’Ekwa. En lui apportant une couleur électro et un vidéogramme réussi.
Et depuis quelques semaines, c’est Jacky Kingue qui travaille avec un certain talent à redonner vie au titre Njé Mo Na Mene No Na. Le single est presque près si on en croit les update de « The Voice » sur son compte Facebook.
C’est à mes yeux, une forme de reconnaissance encore timide et de très bonne qualité.
Les grands noms de la musique camerounaise du temps jadis méritent d’être célébrés. Pendant qu’ils peuvent encore entendre les cloches de notre gratitude.
À découvrir ou à redécouvrir, Nje Mo Na Mene No Na de Émile Kangue.
