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Politique

[Archives] Nos Héros Africains: Martin Singap

Jean Kamga janvier 5, 2017 2 min de lecture 0 alertes

Martin Singap, originaire de Badenkop dans la Région de l’Ouest, était le chef d’état-major de l’Armée de libération nationale du Kamerun (ALNK), abattu le 8 septembre 1961 à Batié. Il avait juste 25 ans.

Martin Singap adhère jeune à la Jeunesse démocratique du Cameroun, mouvement des jeunes de l’UPC. En 1955, il suit les dirigeants de l’UPC dans leur exil à Kumba en zone sous contrôle britannique.

En 1957, à la suite du début des massacres en pays Bamiléké, il abandonne l’école et met sur pieds la SNDK (sinistre de la défense nationale du Kamerun). L’organisation est basée à Kumba et est considérée comme une partie du comité directeur de l’UPC. Considéré comme combattant radical et intransigeant, il est porte à la tête de L’ALNK (armée de libération nationale du Kamerun).

Il se devait de réagir aux accords signés entre le Cameroun et la France le 30 décembre 1958, où le Cameroun donnait carte blanche à la France pour ce qui est du contrôle des « libertés publiques, les affaires extérieures, la défense, le régime monétaire, les échanges, le programme des examens, le code pénal et le contentieux administratif du Cameroun»
L’ONU (encore elle!) fut saisie, mais la session de février-mars 1959 consacre les accords signés avec la France, ce qui détermina Martin Singap à intensifier la lutte armée.

Le révolutionnaire crée alors le journal militant «Lumière».

Il convoque une réunion le 31 Mai 1959 à Boubé dans le Moungo. C’est au cours de ces assises que naît l’ALNK (l’Armée de libération nationale du Cameroun ) dont le principal objectif ressort clairement de l’article 1er de son statut en ces termes:

« L’ALNK est un instrument qui permettra au peuple de poursuivre sa lutte révolutionnaire contre l’impérialisme franco-britannique et ses alliés américains et ouest-allemands jusqu’à l’aboutissement de ses objectifs politiques et d’instaurer une fois la victoire acquise un régime de démocratie nouvelle qui assurera le bien-être de la nation et de son peuple»

Traqué, Martin Singap se terre dès le mois novembre 1960 à Badenkop, son village natal. Le 8 septembre 1961 il est froidement abattu à Batié par la soldatesque franco-camerounaise alors qu’il n’a même pas trente ans.

Ses derniers mots avant de succomber?
« L’Afrique libre! »
Hommage au Héros National et Africain

Sources: Jean Kamga

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