Jean Manga Onguéné, la Tête d’Or, est mort
Ballon d’Or africain 1980 et figure du Canon de Yaoundé, l’ancien attaquant des Lions Indomptables s’est éteint mardi à Paris, à 80 ans, des suites d’une maladie.
Le football camerounais perd l’un de ses plus grands noms. Jean Manga Onguéné est mort mardi 6 octobre à Paris, où il recevait des soins. Il avait 80 ans.
Surnommé « la Tête d’Or » pour la précision de son jeu aérien, l’avant-centre (1,80 m) n’a connu qu’un seul club, le Canon de Yaoundé, de 1966 à 1982. Il y a bâti un palmarès continental : trois Coupes des clubs champions (1971, 1978, 1980) et une Coupe des vainqueurs de coupe (1979). En 1980, il termine meilleur buteur de la Coupe des clubs champions avec neuf réalisations.
La même année, France Football le sacre Ballon d’Or africain. Il devient le troisième Camerounais à recevoir ce trophée, après Roger Milla (1976) et Thomas Nkono (1979).
Les Lions et la malchance de 1982
Chez les Lions Indomptables, il compte 80 sélections et 15 buts. Il a remporté les Jeux d’Afrique centrale à Libreville en 1976 en en étant le meilleur buteur, et pris la troisième place de la CAN 1972. La malchance l’a privé du premier Mondial du Cameroun : blessé au genou en 1982, il a manqué l’Espagne, dont il devait être le capitaine.
Après le terrain
Devenu entraîneur, il a été adjoint de Valeri Nepomniachi quand le Cameroun a atteint les quarts de finale de la Coupe du monde 1990, une première pour une sélection africaine, puis directeur technique national.
Sans Mondial ni titre majeur avec la sélection, Manga Onguéné laisse pourtant l’image d’un attaquant complet, dont le nom reste attaché à l’âge d’or du Canon.
