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Culture

[Archives] UNE FEMME AU FOYER N’EST PAS UNE CONSOMMATRICE, C’EST UNE TRAVAILLEUSE ACHARNÉE!

Jean Vincent Djenda Mondon juillet 30, 2017 2 min de lecture 0 alertes

À cause du phénomène des « panthères » dès qu’une femme n’a pas d’activité salariée, on l’assimile à une consommatrice ou une croqueuse de diamants.

Il y a à peine 50 ans, le monde formel de l’emploi (bureau, usine) était fermé aux femmes camerounaises. L’écrasante majorité avait le choix entre les activités agro-pastorales, le petit commerce et la tenue du foyer entre autres.

Entre temps, l’école s’est démocratisée. Les femmes brillent dans toutes les filières. Elles arrivent dans le monde du travail formel, à marche forcée, malgré les résistances, les stéréotypes et tous les facteurs de découragement (au premier rang desquels, le harcèlement).

Mais les femmes restent la catégorie la plus frappée par le chômage, la catégorie la plus en difficulté pour accéder, à compétences égales, à un emploi ou un poste à responsabilités.

Sans qu’on veuille l’expliquer, le comportement de celles qui choisissent de courir des hommes à peu près à l’abri du besoin trouve là une partie de son explication.

Celles des femmes qui restent chez elles à s’occuper de leur foyer, sans que cela soit toujours un choix délibéré, ne sont pas les plus oisives. Elles sont même parmi les plus admirables.

Plus aucun homme ne devrait traiter une femme de consommatrice sans passer pour un goujat. Parce qu’une femme qui reste à la maison n’est pas une consommatrice. Elle ne l’a jamais été. C’est une mère, une épouse au foyer. L’endroit au monde où on accomplit les besognes les plus difficiles, les plus crasses, les plus ingrates. Un peu de reconnaissance, un peu de considération ne ferait de mal à aucune épouse, à aucune mère au foyer!

Djenda Mondon

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