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Culture

[Archives] La Discothèque

Jean Vincent Djenda Mondon juillet 27, 2017 4 min de lecture 0 alertes

@Par Josée Nana
Bien le bonjour chers tous

Charlotte Dipanda, née le 18 juillet 1985 à Yaoundé,dans une famille d’artistes où le chant et les instruments n’ont de secret pour personne. Elle a grandi avec sa grand-mère qui l’a élevée et lui a tout appris, après le départ de sa mère génitrice pour les États-Unis. Charlotte passe son enfance et sa jeunesse en grande partie entre Yaoundé où elle est née, Douala où vivait sa grand-mère et l’Ouest-Cameroun, chez l’un de ses oncles.

Elle poursuit ses études avec succès et, très fan de musique, elle commence à chanter dans des cabarets à l’âge de 15 ans. Elle se voit donc obligée d’alterner au quotidien entre les cabarets où elle chantait jusque tard dans la nuit et finissait même parfois aux environs de 2 h du matin et le lycée où elle devait se rendre chaque matin avant 7h30. S’étant rendue compte à un moment donné qu’il lui était impossible de continuer avec ce rythme, la jeune élève alors en classe de seconde quitte le lycée pour se consacrer en plein temps à la musique.

En 2001, elle enregistre avec Jeannot Hens, son premier parrain.Jeannot et Charlotte se découvrent une complicité musicale immédiate et la collaboration entre les deux artistes est très vite concrétisée au travers de l’album qu’ils enregistrent ensemble et qui sort en 2001.Elle s’installe ensuite à Paris. Afin de se perfectionner, d’apprendre davantage et d’élargir les horizons, elle décide de s’inscrire à l’Institut art culture perception (IACP) de Paris, où elle prend des cours de solfège, de piano et de chant.Dès son arrivée à Paris, elle contacte de nouveau Lokua Kanza, qui y est aussi installé, question d’avoir des repères. Ce dernier va la recommander à Papa Wemba. Elle fait les chœurs pour Papa Wemba, Manu Dibango, Idrissa Diop, Rokia Traoré et Axelle Red.Mais en 2008, elle décide d’enregistrer des textes qu’elle avait commencé à écrire depuis 2005 et qu’elle avait pu rassembler en album, son tout premier album solo, intitulé Mispa et réalisé par Guy Nsangué.En 2012, Charlotte Dipanda met sur le marché son deuxième album solo intitulé Dube L’am, auquel Toto Guillaume participe à l’enregistrement.Trois ans après, l’artiste revient en 2015 avec un troisième album, Massa, avec un mélange de jazz, d’acoustique, de makossa-soft et d’afrobeate. Composé de 10 titres, cet album, qui a été en partie inspiré par l’expérience du Campus Tour en 2012, est aussi de par ses mélodies un hommage à l’icône cap-verdienne Cesária Évora, et pourrait même être selon la chanteuse un début de lien entre la musique camerounaise et la musique cap-verdienne qu’elle apprécie beaucoup.

Ses chansons reflètent bien l’influence qu’elle a eue depuis sa jeunesse des artistes qui l’ont marquée, tels que, Cesária Évora, Toto Guillaume et Bébé Manga. Aussi, de par les thèmes qu’elle aborde, on note l’influence de l’environnement socio-culturel dans lequel elle a grandi. L’amour, la haine, la jalousie, la douleur, le retour aux sources, la vie, la mort, la foi. Enfin, on observe aussi dans ses albums la présence très forte de sa grand-mère dont elle ne saurait se séparer. Cette grand-mère/mère là qui est sa véritable source d’inspiration, se trouve au centre de titres dont le dernier en date, sorti en single avant l’album, est Elle n’a pas vu, paru dans son dernier album Massa.

Où sont tous mes coucous d’ici là ? J’aimerai leurs dire que « Je suis là »

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